Nous avons visité plusieurs églises avec le pasteur Jean Ilunga qui est le représentant de la communauté dont nous sommes leurs missionnaires.
Je croyais ne plus pouvoir chanter, mais j'ai chanté plus que si j'avais été chez nous dans nos églises au Canada.
Un des premiers endroits que nous devions prendre l'avion pour Kalémie (là ils nous attendaient pour la pentecôte), nous devions prendre un avion "un cargo" mais je ne savais pas dans quoi j'embarquerais.
En attendant à l'aéroport, je voyais beaucoup de petit avion décoller, je me disais toujours que c'était pour être dans cet avion que nous allions partir mais de loin je voyais le cargo et m'apercevant que l'on transportait des sièges devant moi qui étaient destinés pour cette avion.
Pas vrai, on prendra pas cette avion là, je me disais?? pasteur Jean?
Mais il ne prononça aucune parole jusqu'à l'embarquement.
Nous nous dirigeâmes justement vers cet avion, en moi-même, je me disais que mon heure était arrivée... Seigneur attend-moi...
je me disais aussi que je vis comme le peuple congolais.
Dans cet avion, il n'y avait aucune sécurité, les sièges dataient des années 50 plus que la moitié des ceintures de sécurité ne fonctionnaient pas, les valises et la cargaison étaient devant nous. Il nous annonçait je ne me rappelle pas comment mais que le vol durerait de 2h30 min.
Je cherchais dans ma sacoche des gravols pour le mal de coeur et pour pouvoir dormir et me réveillé à mon arrivée mais je ne les ai pas trouvé.
Notre sécurité est dans le Seigneur. Je disais Seigneur, c'est le temps d'envoyer des anges pour nous garder, à toute les fois que je prends un envoie, je prie toujours de la même façon mais là je disais au Seigneur, envoie plus d'anges. Je pensais à Jonas dans le ventre du poisson, que crois que J'étais plus à l'aise et quand Dieu nous veut à un endroit quelque soit le moyen Il est là avec nous et il éloigne les dangers.
Pasteur Jean nous l'avais pas dit pour ne pas nous inquiéter mais lui aussi c'était la première fois qu'il prenait un avion semblable.
Mais nous étions une bénédiction pour les chrétiens de Kalémie, ils voyaient l'amour du Seigneur en nous car eux ils ont eu la guerre et beaucoup on perdu même la vie et beaucoup de bibles ont été brûlées.
Beaucoup de pasteurs prêchent sans bible à cause des routes impraticables, la vie n'est vraiment pas facile.
Nous avons été une grande bénédiction et pour nous remercier, ils nous ont donner une chèvre et trois tourterelles qui signifiaient la pentecôte, le St-Esprit.
Nous avons été aussi accueillis par un missionnaire américain qui lui et sa famille sont restés pendant la guerre et Dieu les a protégé.
Ils nous ont reçu à manger et pour nous rappeler notre chez nous, ils nous ont faits des hamburgers.
Nous n'avions pas pu ramener la chèvre, on l'a mangé avant de repartir mais pour les tourterelles, je les ai ramené avec moi pour le collège. Je n'ai pas voulu qu'on les mange ses oiseaux inoffensifs.
Ça été un voyage qui ne s'oubliera jamais